Dossier : Les séries mortes trop tôt – Partie 1

La plupart du temps il leur a suffit d’arriver au mauvais moment, d’être diffusé en même temps qu’une grosse série à succès indétrônable, d’avoir une promo inexistante pour que l’impitoyable monde des audiences ait raison d’eux et qu’ils remballent tout.Ces séries mortes trop tôt existent par dizaine, certaines ont été si peu vues que personne ne s’en souvient, et d’autres ont connu un succès post mortem, un peu comme des Van Gogh du petit écran, rien que pour vous, on a sélectionné celles qui nous ont le plus marqué :

#1 Dead Like Me :

Dead Like Me

Pendant deux saisons, nous avons suivis Georgia Lass, dite George (Ellen Muth), dans son après-vie. Pour les non initiés, George a 18 ans lorsqu’elle est violemment percutée par la lunette des toilettes de la station Mir , elle meurt sur le coup (une mort mémorablement dramatique et minable à la fois il faut bien l’admettre), mais au lieu de rejoindre « l’autre rive », elle devient « undead » et intègre une petite équipe déjà bien constituée. Elle découvre alors que les « undead » sont essentiels au cycle de la vie : ils touchent les personnes sur le point de mourir afin de capturer leur âme pour qu’ils meurent sans douleur et ensuite les accompagnent lors de leur passage de l’autre côté. Si l’idée de départ semble légèrement tirée par les cheveux, Dead Like Me a su faire fondre le côté surnaturel de la série dans un réalisme très prononcé en abordant différents thèmes de la vie de George et de sa famille qui doit faire face de manière très violente à sa mort, sa petite sœur Reggie âgée de 10 est particulièrement affectée et va se mettre à collectionner et à voler des lunettes de toilettes et va même s’intéresser à la taxidermie (oui on a peu envie de se foutre d’elle là dis comme ça). La première saison se concentre essentiellement sur la découverte et l’acceptation de George de sa nouvelle condition, mais aussi sur sa famille qui essaie tant bien que mal de s’adapter (oh reggie reggie).

Tandis que la seconde saison marque un tournant dans l’attitude de George qui s’épanouit dans son après-vie, beaucoup plus que dans sa vie précédente. De plus les personnages secondaires et leurs histoires respectives sont également plus développés. Ainsi même si George demeure le personnage principal de la série, elle n’en est plus l’axe central, et le public a finit par être conquis par le déjanté Mason, la très distinguée mais touchante Daisy Adair (Laura Harris) comédienne dans les années 30, elle meurt sur le tournage d’Autant en Emporte le Vent alors qu’elle est sur le point de véritablement lancer sa carrière, elle apparaît comme une personne très superficielle et commence la plupart de ses phrases « I remember that time when I blow Clark Gable /nom d’acteur connu à l’époque » (google traduction est votre ami) mais bien entendu elle est plus alambiquée qu’il n’y parait. Ensuite on a la dure Roxy (Jasmin Guy), très renfermée sur elle-même, elle travaille d’abord en tant que contractuelle puis intègre par la suite la police ; danseuse dans les années 80 (Fame style) elle est assassinée par une rivale après avoir inventé la jambière (accessoire de mode dont on se serait bien passée aujourd’hui, Roxy on ne te remercie pas là). Et enfin le patron, modèle paternel pour tous Ruben (Mandy Patinkin), il est mort en 1927 et regrette toujours d’avoir dû abandonner sa famille. Mais ici on a une (grosse) préférence pour Mason (Callum Blue), un petit anglais drogué et crados à souhait (mon guilty pleasure j’avoue) qui s’est tué dans les années 60 en s’enfonçant dans le crâne une perceuse pour « pouvoir planer continuellement » ce qui donne une petite idée du personnage.

Après deux saisons pleines d’humour noir, la série s’arrête faute d’audiences laissant de nombreuses questions sans réponse. La frustration des fans est telle, qu’en février 2009 un film est directement sorti en DVD avec une majorité du casting original mais comme toutes les suites, le film n’est pas la hauteur de la série car rien ne vaut l’original c’est bien connu.

Si vous êtes passés à côté, il est toujours possible de vous rattraper, l’intégrale de la série est disponible un peu partout. (mais si vous regardez en VF vous aurez la poisse sur vous pendant 17 générations)

#2 Freaks and Geeks :

Freaks and Geeks

Freaks and Geeks débarque sur le petit écran américain (NBC) au cours de la saison 1999 – 2000. La série se déroule dans les années 1980-1981 dans la banlieue de Detroit et plus particulièrement dans l’enceinte du lycée Mc Kinley. L’action est centrée sur Lindsay Weir, et son petit frère Sam et leurs groupes respectifs d’amis, Lindsay fréquente les « freaks », les rebelles du lycée, ceux qui fument leurs joints derrière le stade de l’école tandis que Sam fait partie des « geeks », les petits intellos qui se font tabasser par les brutes/populaires du lycée. Si vous n’avez jamais entendu parler de cette série, il est probable que vous ayez vécu dans un monde parallèle pendant un long moment, ou comme dirait l’autre : (sérialement) t’as un peu raté ta vie. Freaks and Geeks n’a été diffusé que le temps d’une saison, et encore les audiences étaient si basses que NBC a décidé de ne diffuser que 12 épisodes sur 18 (ces nuls). Et pourtant après coup c’est devenu un classique, et ça n’a rien d’étonnant quand on voit à quel point la série atteint sur plusieurs niveaux la perfection : tout d’abord la musique, au générique on peut entendre la coolissime Joan Jett & The Blackhearts balancer des « I don’t give a damn about my bad reputation » et tout au long de la série on a le droit à du bon rock allant de la fin des 60’s au début des 80’s,  en passant de Janis Joplin à Pink Floyd, et  il faut admettre que voir que le disco n’a pas fait que des adeptes à l’époque est un (gros) soulagement,  de même  qu’admirer Jason Segel (notre très cher Marshall de How I Met Your Mother) se prendre pour le batteur d’Alice Cooper n’a pas de prix.

Bon j’ai peut être été un peu vite en parlant d’abord de la musique, au vu du casting de la série, on y trouve certains des grands acteurs d’aujourd’hui à leur tout début. Parce que mes hormones prennent parfois le dessus sur ma raison (et oui tristesse), je me dois de d’abord citer James Franco. Encore inconnu à l’époque il débutait sa carrière dans le rôle du rebelle meneur de bande, toujours prêt à s’attirer des ennuis et à briser les cœurs. Et même si pour l’époque il s’en sortait très bien, il reste quand même difficile à croire que son parcours a depuis été si impressionnant, et ce jusqu’à obtenir une nomination aux oscars pour son rôle dans 127 Hours. Autre tête connue sympa à (re)découvrir Linda Cardellini, mais là je crois qu’il va falloir avoir vu les films Scoobidoo et avoir suivis Urgences (meilleure série du monde) pour pouvoir la situer vu qu’elle est l’héritière de l’infirmière Carole Hataway & Abby Lockart dans le rôle de l’infirmière Sam Taggart. Comme déjà cité plus haut Jason Segel fait également partie de la joyeuse bande de freaks, il est constamment défoncé et rêve de devenir batteur professionnel (on parle de batterie là) et ce malgré son très strict militaire de paternel, c’est aussi probablement le plus « romantique » des freaks il sort pendant un (court) moment avec Lindsay et se montre  très vite possessif et amoureux. Plus rapidement il y également la présence non négligeable de Seth Rogen (Knocked Up, The Green Hornet…) et de Busy Phillips (Dawson, Urgences, Cougar Town), et enfin mon personnel personnage secondaire favori : Thomas F. Wilson plus connu sous le doux nom de Biff Tannen, oui oui oui le Biff débilement cruel de Retour Vers le Futur (au panthéon des classiques bien entendu), il y joue le rôle du prof de sport de l’école, un peu concon et limite avec nos très chers Geeks.

D’ailleurs concernant nos geeks, ils sont trois et donne l’impression de retrouver une bonne partie de la joyeuse bande de The Big Bang Theory au cours de leur adolescence : Sam Weir est le plus « normal » d’entre eux, il est extrêmement gêné par son étiquette de « geek » et fait tout son possible pour s’en détacher, il parvient même à sortir avec une des pompom girls du lycée. Il est interprété par John Francis Daley qui a bien mal tourné puisqu’il joue dans Bones depuis 2007. Samm Levine (normal que tu connaisses pas, rien d’exceptionnel n’a suivi) joue Neale  c’est le petit juif de la bande,  proche de ses parents, au cours de la saison/série il va prendre conscience de la nature véritable de son  père et  beaucoup se rapprocher de sa mère ; il est un brin porté sur la chose, a des théories totalement absurdes sur les femmes et une idée très particulière du romantisme (Howard sort de ce corps). Enfin mon chouchou Bill (Martin Starr, rien d’exceptionnel non plus après), il est grand et maigrichon, préfère passer ses soirées à regarder Dallas que de faire la fête avec les plus vieux du lycée et ne conçoit pas qu’on puisse vouloir/pouvoir rater le comic-con annuel pour des filles ou pour paraître moins geek. On pourrait aussi noter une apparition de Shia LaBeouf. Preuve encore une fois, que depuis le début cette série avait tout compris.

Malgré sa seule et unique saison, Freaks & Geeks est depuis devenu cultissime, et apparait tous les ans dans les classements des meilleures séries de tous les temps.

En attendant la suite de notre dossier, vous savez ce qu’il vous reste à faire : rattraper vos lacunes sériales et vite !

Free WordPress Themes, Free Android Games