L’album à célébrer : Florence + The Machine – Ceremonials

À l’écoute du nouvel album de Florence + The Machine, son nom Ceremonials prend tout son sens : La musique grandiloquente et la puissante voix de Florence Welch s’unissant parfaitement, la sensation d’assister à une grande cérémonie célébrant les rituels amoureux,  l’amour mort né, les entêtements conscients à se consumer de passion, la déraison, la vengeance, ne nous lâche pas une seconde et nous laisse un peu plus haletants au fur et à mesure que les chansons passent et ne se ressemblent pas.
Certes il n’y a rien de nouveau dans ces thèmes là, mais les mots de Florence Welch ont cette forme de violence saine dans laquelle on ne peut s’empêcher de se retrouver, piégée presque sans qu’on ait pour autant envie de s’échapper. Au lieu de seulement parler de choses qu’on aime détester, ou qu’on a ressenti à un moment de notre vie, Florence parvient à retranscrire l’exact même sentiment, ne nous rappelant pas un souvenir, mais nous replongeant au plus profond de nos émotions et c’est suffisamment rarissime pour être souligné/mis en gras/police 125 ici.

Tout commence avec Only If For A Night, Florence nous y raconte un rêve, piano au son de cristaux, et refrain chanté collégialement donne le ton de Ceremonials, suivent Shake It Out et What The Water Gave Me, déjà connu de tous depuis quelques semaines, morceaux qui nous donnent des frissons, ici on chante à la mort de notre démon.
Never Let Me Go nous emporte littéralement dans une autre réalité, celle où l’on se noie dans les bras d’un(e) autre, et enchaine parfaitement bien avec les très dynamiques Breaking Down et Lover to Lover qui rendent les armes avec des paroles telles que « But I believe, I believe, there’s no salvation for me now, no space among the clouds, and I feel heading down, but that’s alright » mais qui le font bien puisque la musique elle nous donne envie de danser et de fêter notre défaite à l’Autre.
No Light et la merveilleuse Seven Devils sont des fortes adresses à Celui/Celle Qui, si la première a les traits d’une lettre ouverte qui s’avoue vaincue : « You are the hole in my head, you are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said, You are the night time fear (…) And I’d do anything to make you stay, No light, no light, no light, tell me what you want me to say », la seconde promet vengeance et autres horreurs que j’avoue affectionner honteusement « I’m gonna raise the stakes, I’m gonna smoke you out », la mélodie en 3 temps se répètent sans cesse, au début limitée à une caisse de batterie et à un  piano, la présence de violons fait imploser la chanson de représailles sur la fin.
S’en suit, Heartlines et Spectrum qui raconte l’état de passion qu’on ne peut s’empêcher de chérir malgré ses maigres bienfaits, très logiquement All This and Heaven Too essaie de comprendre la nécessité de cet état « And I would give all this and heaven too, I would give it all if only for a moment, That I could just understand the meaning of the word you seen, Cause I’ve been scrawling it forever but it never makes sense to me at all ».
Enfin Leave My Body admet la folie de la passion sans pour autant l’éradiquer « I don’t want your heart it leaves me cold, I don’t want your future, I don’t need your past, One grand moment : Is all I ask ».
L’album s’achève avec Strangeness And Charms et Bedrooms Hymns, si au début de l’opus avec  Shake It Out, Florence chante « And It’s hard to dance with the devil on your back so shake him off », ici on préfère danser en sa compagnie. Dans la veine du titre de l’album Ceremonials, les références au religieux ne manque pas dans Bedroom Hymns, « Make me Your Maria, I’m already on my kness, you had Jesus on your breath, And I caught Him in mine, Sweating out confessions, The undone and the divine » ou encore la répétition de cette phrase « I »m not here looking for absolution because I’ve found myself an old solution ».

La version deluxe de l’album prolonge le plaisir et nous donne droit à la version démo de What the Water Gave Me mais aussi à l’inédit Landscape et enfin aux perles que sont les versions acoustiques de Shake It Out, Heartlines, et Breaking Down.

Vous l’aurez compris, on est complètement conquis (et le mot est faible) par Ceremonials, qu’on attendait impatiemment depuis quelques mois. Alors le 31 octobre : courez/cliquer l’acheter, mais ne passez pas à côté. C’est notre album de 2011, et quand on sait qu’il fait concurrence au dernier bébé de The Kills ou  au bijou des Arctic Monkeys c’est dire comme il atteint les sommets de la perfection.

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