Report Live : Kasabian au Zénith de Paris (le 22.11.11)

Tom Meighan - Kasabian

Depuis le temps qu’on les attendait, enfin le groupe anglais Kasabian a posé ses valises à Paris le temps d’un concert unique en France (désolée la Province, on pense à vous) pour la tournée qui fait suite à la sortie de leur dernier album Velociraptor!. Si vous vous en voulez de les avoir raté et bien vous avez raison car c’est définitivement le groupe dont il ne faut pas manquer les passages, trop rares hélas, heureusement qu’on y était pour vous :

 Avant que nos Leicester lads ne montent sur scène, il faudra en passer par la première partie, qu’on a hâte de voir ce soir puisqu’il s’agit des jeunes Anglais de The Subways. Déjà connu du public depuis la sortie en 2005 de leur premier album Young For Eternity, le trio est actuellement en tournée pour la sortie de son troisième album Monkey and Celebrity, et profite de son set de 30 minutes pour nous en présenter quelques un des titres les plus accrocheurs comme « It’s a Party ». Ils ne manquent pas non plus d’interpréter leurs plus grands succès dont « I want to hear what you have to say » ou encore leur emblématique « Rock n Roll Queen » chanté à l’unisson par une bonne partie d’un zénith connaisseur. Ce soir c’est un peu plus qu’une simple première partie mais un véritable mini concert qui a ravis ceux qui les connaissaient et conquis ceux qui découvraient (et ils étaient peu). L’énergie du trio sur scène est très communicative, on est entrainés par le rythme des chansons, les interventions du chanteur, le set passe vite, sans douleur (à préciser pour une première partie) et fait monter d’un cran l’excitation dans la salle ce soir.

Charlotte Cooper - The Subways

À 21 heures Kasabian arrive sur scène, acclamés par les fans, qui perdent la tête à l’entrée de Sergio Pizzorno et Tom Meighan, leaders du groupe. Leur set débute sur Days are Forgotten issu de Velociraptor ! et enchaine sur un de leur morceau les plus connus Shoot The Runner (Empire, 2006) qui permet aux premiers pogos d’exploser et aux surfs crowders de se faire virer. A partir de ce moment là on est pris au piège, enfermés dans la tornade destructrice de Kasabian, toujours plus fort, toujours plus fous. La foule reprend alors en chœur tous les morceaux des Anglais, les anciens comme les plus récents et ne semblent jamais rassasier. Si Sergio Pizzorno reste pondéré scéniquement, Tom Meighan, lui a l’allure d’un jeune dandy, coiffure rockabilly (la même qu’Alex Turner disent nos experts), et  lunettes noires vissées sur le nez, il prend malgré tout le soin de ne pas snober pas son public, il l’interpelle, lui parle, envoie des bisous par paquets aux jolies filles (oui à nous aussi) mais bad boy oblige il est aussi un régal d’obscénités qui envoie des bras d’honneur aux garçons, crache sur scène, désigne ses parties génitales quand il chante « I found you lookin’ for a good time» , mime l’acte sexuel, balance son micro d’un geste brusque une bonne dizaine de fois et au milieu de toute ça n’oublie jamais de se signer (religieusement).

Tom Meighan - Kasabian

Toutefois sous leur allure nonchalante et leurs goujateries, le groupe offre ce soir une des meilleures performances scéniques de l’année en interprétant plus d’une vingtaine de titres en un peu moins de 2 heures. Il ne faut pas oublier que Kasabian est un groupe de rock porté par des sons électro ou encore hip hop, du coup on chante et on danse plus qu’on ne se bat dans la fosse (mais rassurez vous il y en a toujours un pour nous fracasser les épaules). Aucun de leur album n’est laissé de côté, et le public prend un malin plaisir à entonner avec Tom & Sergio leurs morceaux les plus connus comme Underdog, Take Aim, Fast Fuse, (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, 2009) ou encore Empire (Empire), Club Foot, ou la chouchou de tous L.S.F (Lost Soul Forever) (Kasabian 2004), sans oublier les nouveaux titres comme I Hear Voices, La Fée Verte, leur merveilleux Re-Wired qui ne finit pas de nous faire danser ou encore Switchblade Smiles, définitivement une chanson qui convainc plus en live qu’en version studio. Le set se termine sur la très énergique Fire (West Ryder Pauper Lunatic Asylum), qui (je n’ai pas peur du jeu de mot pourri) finit de mettre le feu au Zénith.  Bien évidemment le concert se finit sous des applaudissements qui n’en finissent pas et par un fou rire entre Tom & Sergio qui tentent de nous chanter spontanément a cappella Michelle des Beatles pour nous dire à quel point ils nous aiment (oui ils disent tous ça).

Sergio Pizzorno - Kasabian

 Malheureusement pour nous les dates de Kasabian en France sont peu nombreuses et on risque bien d’attendre encore quelques mois avant de les revoir chez nous, probablement pour les festivals cet été, mais pour le coup on a jamais eu autant envie de se tromper.

Crédit Photos : StreetPress & Sarah Bastin pour Le Hiboo

EDIT : Kasabian sera en concert le 28 février 2012 à Lille et le 2 mars 2012 à Strasbourg.

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