The Big Pink: Future This

…Ou l’article qui a failli s’intituler « Le big fail de The Big Pink ». Non seulement commencer avec un titre à deux balles aurait discrédité le peu de mots lui succédant, mais il y aurait eu méprise sur Future This, le tout dernier album des Londoniens sorti le 16 janvier 2012. Il est vrai qu’à sa première écoute, une réaction whatthefuckesque m’a traversé l’esprit, ponctuée du plus gros point d’interrogation de ce début d’année. « Que nous ont pondu Robbie Furze et  Milo Cordell? » me suis-je demandé tandis que Stay Gold prenait plaisir à torturer mes appendices auditifs. Pourtant, ce titre d’ouverture n’avait pas de quoi surprendre, rappellant le côté « Tiens que je te balance une phrase en boucle, et même que ça deviendra un hymne et que les pubs se l’arracheront », qu’avait déjà prouvé Dominos.
Stay Gold  laisse place à Hit The Ground (Superman),  inspiré de Laurie Anderson et son bien plus cool O Superman. Là encore, même schéma de répétition abusive… Alors on zappe le mec à la cape. Les choses sérieuses commencent donc au troisième titre, moins gueulant et plus riche -enfin, un peu- dans son écriture. Une fois la machine lancée, il semblerait que plus rien n’arrête les chouchous du NME qui balancent le jouissif The Palace appuyé par une mélodie orchestrale, suivi de… d’une toute autre ambiance avec le morceau électro 1313 (sur fond de bordel métallique…), davantage proche de A Brief History Of Love,  l’album précédent qui a valu au duo le succès qu’il connaît . 1313 traîne un peu sur la longueur mais se fait vite éclipser par Rubbernecking. Future This, 77 et le superbe Lose Your Mind aux airs de New Order, période Get Ready, finissent de piétiner violemment mes a priori sur ce nouvel album.

Enfin, la recette prend. The Big Pink deviendra grand.

Future This est à écouter sur Deezer.

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