Born To Die de Lana del Rey enfin disponible

Ce lundi 30 janvier marque la sortie du très attendu premier opus de la chanteuse américaine Lana del Rey. L’occasion de savoir enfin si l’attente en valait la peine.

Avant de publier cet article, je me suis longuement demandé, menton en main: « Pourquoi? » On aura tout entendu sur Lana del Rey en quelques mois: un produit marketing travaillé de toutes pièces par Polydor, une jeune femme sans grand talent, un nouveau phénomène Youtube de plus. Ses deux titres Video Games et Blue Jeans ont été visionnés des millions de fois et ont contribué à provoquer le buzz énorme dont del Rey jouit aujourd’hui. Très vite, deux camps se forment: ses détracteurs et ses fans qui se vantent d’être « de la première heure ». Impossible (qu’on le veuille ou non) d’échapper à la starlette. OMNIPRÉSENCE je crie ton nom! On reconnaît qu’il y avait de quoi faire une overdose de brushing blond-roux et de steak haché (comprenne qui pourra mais cherchez quand même parce que la blague sous-jacente est très drôle). Aux antipodes d’une Rihanna ou d’une Lady Gaga, Lana se démarque par son look rétro et ses gimmicks qui n’ont d’égale que l’univers de son album.

Après ce rapide panorama de la petite carrière de miss del Rey, manque le verdict.  A l’instar du single Born To Die, l’ensemble de l’album tient ses promesses. Pas trop de recyclage, si l’on excepte Lolita et Diet Mountain Dew et des morceaux à la hauteur de leurs prédécesseurs, si ce n’est une marche plus haute. On notera les très réussis Dark Paradise, Carmen et Million Dollar Man qui séduisent par l’exploitation à plein régime de l’univers de la jeune femme et des qualités vocales au rendez-vous. En gros, un bon album qui donne le la à ce début d’année 2012.

On a beau critiquer les lives de Lana del Rey, la qualité en studio fait mentir les plus mauvaises langues. On a beau sans cesse rappeler qu’une grosse équipe est passée et repassée sur les morceaux telle Zahia dans un bus bleu, le travail effectué est tout de même sympa à écouter. On a beau se demander si ses lèvres sont refaites, les sons qui en sortent restent justes et agréables. On a beau mettre le doigt sur l’air hautain et l’attitude Regan de l’Exorciste de del Rey, il est de notoriété publique que les gens adorent détester.  Bref, on aura beau essayer de trouver tous les défauts du monde à Lana del Rey, il n’en reste pas moins que Born To Die va cartonner. Rien ne semble pouvoir empêcher un tel destin à celle que l’on cite déjà comme l’icône des années 2010. Et, finalement, je ne sais toujours pas pourquoi j’ai écrit cet article.

Tracklisting

  • 01. Born To Die
  • 02. Off The Races
  • 03. Blue Jeans
  • 04. Video Games
  • 05. Diet Mountain Dew
  • 06. National Anthem
  • 07. Dark Paradise
  • 08. Radio
  • 09. Carmen
  • 10. Million Dollar Man
  • 11. Summertime Sadness
  • 12. This Is What Make Us Girls
  • 13. Without You
  • 14. Lolita
  • 15. Lucky Ones
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