Arctic Monkeys, une semaine à Paris

Le 31 janvier dernier, le groupe anglais Arctic Monkeys lançait au Casino de Paris  le coup d’envoi de sa tournée hexagonale composée de 7 dates dont 3 à Paris (Casino de Paris puis Olympia et Zénith le 3 et 4 février). Retour sur les 3 dates parisiennes et plus particulièrement sur le pic de la tournée, le concert du 3 février à l’Olympia qui marque le 100ème concert du groupe pour le dernier album Suck It and See, et qui pour l’occasion était retransmis en direct sur le site ARTE LIVE WEB et leur site officiel.

 Sans grande surprise les Arctic Monkeys ont choisis leur ami de toujours, Miles Kane pour faire le show en première partie, le choix n’est pas innocent et très symbolique quand on sait ce qu’il représente par rapport au groupe (duo d’Alex Turner dans The Last Shadow Puppets, meilleur ami des monkeys) et plus que pertinent quand on voit la bête sur scène. Sur les trois concerts parisiens où nous étions présents, Miles Kane s’est donné à fond, véritable showman, moulé dans ses pantalons en cuir/léopard/rouge il est très  à l’aise sur scène et prend un plaisir fou à jouer et à voir les réactions de son public qui est là autant pour lui que pour les Arctic Monkeys, certains nous ont même confiés n’être là que pour lui. Il interprète les incontournables de son très bon album Colour of The Trap comme Come Closer, Rearrange, le merveilleux Kingcrawler ou le très très ravageur Inhaler. Dans les premiers rangs, ça danse, ça chante, le set parait court à chaque fois et on ressort avec cette envie irrépressible d’aller acheter une place pour aller le voir en tête d’affiche à la Cigale le 30 avril.

 Une meilleure première partie aurait été inimaginable, et prends une dimension toute particulière lorsqu’à la fin de son set à l’Olympia, Miles Kane annonce que le temps d’une chanson, pour la 100ème, pour les fans dans le monde qui regarde la retransmission en direct, The Last Show Puppets vont se reformer. Euphorie unanime dans l’Olympia quand le public comprend l’évènement qui est en train de se produire, en 2008 sur la même scène le groupe donnait son unique concert en France. Alex Turner arrive alors sous les acclamations et l’hystérie collective, et Standing Next To Me retentit dans la salle, repris en chœur par les connaisseurs, on en voit même certains verser une larme d’émotion. Le message est clair : The Last Shadow Puppets existe encore, oui ils reviendront nous offrir un second album un jour, on ne sait pas quand mais ce n’est pas la fin.

Alex Turner & Miles Kane, Olympia 2012

 La fin de la première partie et l’attente du concert des Arctic Monkeys revêt alors une allure particulière, les fans sont sonnés, euphoriques, heureux de ce qui vient de se produire et mesure très vite l’immensité de l’évènement. L’excitation grimpe d’un cran et on sait déjà tous à ce moment là que c’est LE concert de la tournée qu’il ne fallait pas manquer, et on ne peut s’empêcher de se sentir privilégiés.

A 21h15  les Arctic Monkeys font leur entrée, leur set débute, comme depuis quelques mois par Don’t Sit Down Cause I’ve moved your chair, instantanément les mouvements de foule se multiplient, et les premiers pogos explosent déjà. Avant d’enchaîner avec Teddy Picker, Alex Turner bafouille quelques mots en Français, nous annonce qu’ils se sentent d’une humeur exceptionnellement bonne, et on sent très vite le plaisir qu’ils ont à jouer et plus particulièrement à l’Olympia. Comme toujours avec les Arctic Monkeys la setlist est bien rôdée et allie parfaitement les morceaux les plus marquants de tous leurs albums, Crying Ligthning,  Black Treacle, The view from the afternoon, I bet you look good on the dancefloor, Do Me a Favour, Library Pictures, Brianstorm,… Ils enchaînent les titres avec férocité et rendent la foule parisienne un peu plus folle à mesure que le temps passe. Ils sont une véritable machine de guerre qui n’a plus rien à prouver sur scène depuis un moment déjà ; mais l’attitude du groupe elle, est différente, plus ouverte et communicative. Alex Turner multiplie les attitudes de showman, parfois même de crooners, ainsi que des petites interventions avec le public (ce qui loin d’avoir toujours été le cas). Miles Kane rejoint le groupe sur scène pour interpréter Little Illusion Machine, qu’il a posé en tant que b-side de The Hellcat Spangled Shalala sous le nom de The Death Ramps, la première partie du set s’achève sur l’incontournable When the sun goes down, reprise en chœur a cappella par le public, elle retentit comme l’hymne de tous les fans.

Pour le rappel, là encore était prévu une surprise de taille, Richard Hawley rejoint le groupe sur scène et interprète pour la première fois en live le très bad ass You & I, dernière b-side du groupe (Black Treacle – Single), suit le fabuleux tube de toujours Fluorescent Adolescent et comme le veut la tradition, le set se termine sur 505 avec un Miles Kane très en forme à la guitare.

On le savait pendant, on en est sûrs maintenant, ceux qui étaient présents ne cessent de le répéter et ceux qui regardaient la retransmission s’en mordent les doigts : c’était le concert du groupe à ne pas rater, et pas seulement pour les dates Françaises, mais pour toute la tournée Suck it And See.
Le lendemain, ils enflammaient la salle du Zénith de Paris, bien entendu rien n’égalera cet Olympia 2012 mais Miles Kane était là toujours en forme, prêt à chauffer la salle et les Arctic Monkeys n’ont pas manqué d’épuiser les fans en fosse, de les faire chanter et crier. Ils ont ensuite pris la route vers la Province : Toulouse, Metz et Caen on espère que vous vous êtes autant amusé que nous.

Les 20 premières minutes du concert de l’Olympia sont en ligne sur le site Arte Live (et ici pour Miles Kane).

Crédit Photos – Pierre Hennequin & Mélissa Mercier pour Arctic Monkeys France

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