Une sélection personnelle et totalement subjective des sorties de la semaine.
Alors quoi, vous croyez vraiment que cette inévitable échéance qui frappe à ma porte avec sa pile dégringolante d’exams et de dossiers en retard va avoir assez de caractère pour me forcer à écourter mes sélections de film afin de retourner me plonger la tête dans mes cours interminables ?
Indubitablement, oui.
Allez, pleurez pas, plus que trois semaines !
Sur ma liste
38 témoins (écrit et réalisé par Lucas Belvaux, d’après l’oeuvre de David Decoin)
Rien qu’avec La raison du plus faible et Rapt, Lucas Belvaux traîne derrière lui une excellente réputation.
Un crime abominable sans que personne n’ait rien vu ni entendu, ou presque… Un fait divers devenu roman, une histoire qui avait marqué Yvan Attal, bien avant qu’il se retrouve dans ce rôle ; c’est même lui qui, au départ, met le livre entre les mains de Lucas Belvaux. Le poids des questions morales derrière la couche de crasse.
Bande-annonce (Dailymotion)
Cloclo (écrit par Julien Rappeneau, réalisé par Florent Emilio Siri)
Je vais vous dire ce que fait Cloclo dans cette sélection : c’est à cause de l’enthousiasme des deux énergumènes de l’Aguiche Room. Oui, c’est entièrement votre faute les gars. J’avais déjà remarqué les images ultra-léchées de la bande-annonce, et même si l’histoire de Claude François m’en touche un sans faire bouger l’autre (oui oui), j’ai envie de voir ce dont Florent Emilio Siri est capable. Et on va pas cracher sur la musique d’Alexandre Desplat (rien que pour De battre mon coeur s’est arrêté, ce type vaut mieux que toi).
Bande-annonce (Dailymotion)
Nouveau Souffle (écrit et réalisé par Karl Markovics)
Un jeune en liberté conditionnelle peine à trouver du travail, jusqu’à être enfin embauché dans un morgue. Où il est un jour confronté au cadavre d’une femme qui porte le même nom que lui… et qui pourrait bien être sa mère.
Du cinéma autrichien mini-budget & acteurs amateurs. Pour situer.
Bande-annonce (Dailymotion)
Séances spéciales
Au Brady (Paris 10e) : Harold et Maude (Hal Ashby, 1972)
Avant tout, à éviter pour tous ceux qui sont allergiques aux relents hippies.
Pour les autres, ceci est l’un des films qui a énormément marqué ma fin d’adolescence, que j’ai vu grâce à mon père et dans lequel je me suis énormément reconnu, déjà parce qu’à seize ans, j’avais pour but d’utiliser un corbillard comme moyen de transport plus tard (ce qui a aussi joué quand à mon amour pour Claire Fisher de Six Feet Under, mais c’est une autre histoire), et parce que l’histoire d’amour étrange, décalée et amère d’Harold et Maude résonnait fort avec ma vision du monde. Cette petite vieille hystérique et sans pudeur qui entrainait dans son sillage un môme légèrement suicidaire, tout ça me faisait me sentir un peu moins seule et perdue.
Alors, en hommage à mes seize ans, je vous colle même la bande-annonce (attention, Cat Stevens est dans la place).
Plusieurs séances cette semaine, plus d’infos sur le site du Brady.
À la Filmothèque du Quartier Latin (Paris 5e) : Programmation David Lynch
Avec Sailor et Lula, Twin Peaks – Fire Walk With Me, Une Histoire Vraie, Elephant Man, Lost Highway, Blue Velvet et Mulholland Drive.
Si je m’écoutais, je serais obligée de sécher beaucoup de cours cette semaine.
Toutes les infos sur le site de la Filmothèque.






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