Review: Marina & The Diamonds – Electra Heart

Il était une fois, aux Etats-Unis dans les années 70, une jeune fille du nom d’Electra Heart. Elle était très belle mais ce joli minois n’était en fait qu’une façade pour masquer un personnage froid, impitoyable et invulnérable à multiple facettes. 

Il y a un problème avec cette Marina Diamandis: j’aime beaucoup ce qu’elle fait, c’est sûr elle est talentueuse, c’est aussi une très jolie fille dont les origines grecques se lisent agréablement sur son visage. A vue de nez, elle a tout pour réussir mais vraiment tout. Une question se pose d’elle-même à l’écoute de son dernier-né, juste une toute petite question: pourquoi quand on est bourrée de talent, qu’on est taillée pour percer parmi les meilleures, qu’on a une plume assez fine et une volonté de fer, faut-il qu’on se construise un personnage démesurée et loin d’être originale?

Chronique d’un personnage

Justement parlons-en de son album. Marina s’est mise en tête de donner naissance à Electra Heart. Un personnage surfant sur les vagues de la schizophrénie et du narcissisme décrivant tous les aspects de l’American dream. Ses bons comme ses mauvais côtés d’ailleurs. Alors comment s’y prendre?, s’est dit Marina, menton en main. En divisant en un quadriptyque la personnalité de ce sex-symbol hollywoodien qu’est Electra: la Primadonna (la vaniteuse), la Su-Barbie-A (la poupée plastique), la Teen Idle (la glandeuse) et la Homewrecker (la beauté un peu slutty sur les bords). Pas étonnant alors d’apprendre que ses modèles dans la construction de ces archétypes aient été Madonna, Marie-Antoinette et Marilyn Monroe. Et moins surprenant encore quand on connaît Marina depuis ses débuts et qu’on garde en tête son obsession presque maladive pour la célébrité. Et même maintenant que le rêve a rejoint la réalité, madame n’est toujours pas satisfaite. Elle déclarait il y a peu avoir « les boules de ne pas être plus connue ». Ça y est on comprend enfin pourquoi elle a ressenti le besoin (inutile) de créer un tel décorum autour d’elle!

Un album plus electro

Intéressons-nous au contenu de cet album qui, disons-le franchement, était attendu au tournant. Après le succès de « The Family Jewels » avec lequel elle avait recueilli de bonnes critiques il y a deux ans, l’heure est à la confirmation. Bien qu’en apparence, Marina semble avoir pris un virage à 180° avec Electra Heart, cette impression n’est qu’un prime abord qui se gomme très vite lorsque l’on se souvient des thèmes de son premier opus. Je vous le donne dans le mille: le rêve américain. Disons donc qu’il s’agit plus d’une continuité que d’une véritable rupture. En revanche, il convient de noter les changements énormes survenus dans la production puisque ce sont des grands noms qui ont composés pour elle comme Dr Luke (Katy Perry). Un zigzag vers des sons plus electro est également à relever notamment sur des morceaux comme « Power & Control » ou encore « Primadonna« . Le très réussi « Starring Role » figure sur le tracklisting mais « Radioactive« , single promotionnel manque étrangement à l’appel mais a été reversé vers les bonus.

Marina & The Diamonds nous parle d’amour, de désespoir, de troubles, de force de caractère, de pouvoir, de mensonge, d’hypocrisie à sa manière. Bref, elle nous enchaîne et nous plonge dans ses rêves de gloire et ne compte pas se réveiller de sitôt de ce « State of Dreaming« .

Tracklisting de Electra Heart

01. Bubblegum Bitch
02. Primadonna
03. Lies
04. Homewrecker
05. Starring Role
06. The State Of Dreaming
07. Power & Control
08. Living Dead
09. Teen Idle
10. Valley Of The Dolls
11. Hypocrates
12. Fear & Loathing

  • J'ai été agréablement surpris par cet album, n'ayant pas trop aimé le premier !

    C'est de la bonne pop non-commerciale et toutes les pistes sans exception sont bonnes !

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