Une sélection personnelle et totalement subjective des sorties de la semaine.
Sur ma liste
W.E. (écrit par Alex Keshishian, co-écrit et réalisé par Madonna)
Un peu comme si La Dame de Fer et My Week With Marilyn avaient forniqué dans une allée sombre. Il y a quelque chose de très similaire dans l’intention, mais moins clinquant, moins piège-à-Oscars. Et comme j’avais manqué Obscénité et Vertu, je vais enfin voir de quoi Madonna est capable, et j’ai plutôt hâte.
Ou peut-être que c’est juste Patrick Wolf à la fin du trailer qui me rend toute chose.
Bande-annonce (Youtube)
Saya Zamuraï (écrit par Mitsuyoshi Takasu, Tomoji Hasegawa, Kôji Ema et Itsuji Itao, co-écrit et réalisé par Hitoshi Matsumoto)
Un homme condamné au seppuku (la mort par éventration, autant te dire que c’est moyen joyeux) a trente jours pour faire rire le très jeune prince, qui fait grave la gueule, s’il veut éviter la sentence. Ça pourrait être un film pour enfant, à part que c’est de Hitoshi Matsumoto, l’auteur d’un film où un mec se réveille dans une pièce toute blanche et appuie sur des boutons en forme de pénis sur le mur. Sur Saya Zamuraï, il a poussé l’expérimentation au point de cacher à son acteur principal la totalité du scénario pendant une partie du tournage. Ça n’a aucun sens ? Je sais.
Bande-annonce (Youtube)
Indian Palace (écrit par Ol Parker, réalisé par John Madden, d’après l’oeuvre de Deborah Moggach)
Je me sens obligée d’être honnête : il n’y a pas une seule bonne blague dans cette bande-annonce, et d’une manière général, un film sur un groupe de vieux qui partent en Inde ne me fait pas vraiment rêver. Mais il y a Bill Nighy (pépé Good Morning England, et soit dit en passant le type le plus cool de la création), Maggie Smith (mamie Downton Abbey), et Penelope Wilton-yes-I-know-who-you-are. Un film briton avec des britons qui parlent avec l’accent briton.
Bande-annonce (Youtube)
The Theatre Bizarre (Douglas Buck, Buddy Giovinazzo, David Gregory II, Karim Hussain, Jeremy Kasten, Tom Savini, Richard Stanley)
[Attention, c'est du -16]
Une compilation de segments horrifiques de six artistes différents, tous avec le même budget, le même délai, et une seule consigne : rendre hommage au Grand Guignol parisien des années 1900.
Et en y allant, vous soutenez aussi Tanzi Distribution, une jeune boîte qui n’a que deux films à son catalogue (néanmoins suffisants pour prouver que ces petits gars sont là pour prendre des risques).
Bande-annonce (Youtube)
Chroniques sexuelles d’une famille d’aujourd’hui (écrit par Pascal Arnold, réalisé par Jean-Marc Barr et Pascal Arnold)
Ça n’a vraiment pas l’air bien écrit. Mais un film français qui célèbre et questionne toute forme de sexualité, aux scènes de sexe non simulées, qui finit simplement interdit aux moins de 12 ans, c’est le signe que la commission de classification a fait son travail intelligemment. Et ça valait le coup d’être au moins mentionné.
Bande-annonce (Youtube)
Sur cette liste, il n’y a pas :
Dark Shadows, et pourtant je fais partie de ceux qui défendent aussi les Burton plus récents : j’ai autant aimé Big Fish, Charlie et la chocolaterie ou Sweeney Todd, chacun pour des raisons différentes et particulières. Mais celui-là donne l’impression de surfer sur un ton déjà vu des milliers de fois, et sans lui insuffler une quelconque originalité. Juste un habillage gothopouffe.
Sea, No Sex and Sun, parce que c’est vrai tiens, ça faisait longtemps qu’on avait pas conforté les hommes dans leur vision sexiste et dégradante des femmes. Rien que l’affiche est indéfendable.
Séances spéciales
Au mk2 Hautefeuille : My Own Private Idaho (Gus Van Sant, 1992)
« I will change when everybody expects it the least. »
Quand Gus Van Sant s’inspire de Shakespeare. Avec le regretté River Phoenix.
Séance unique dans le cadre du Cycle Cinéma-Vérité(s), dimanche 13 mai à 11h40
Toutes les infos ici.
À l’Utopia Saint-Ouen et Pontoise : Les Temps Modernes (Charlie Chaplin, 1936)
Le cinéma parlant est là depuis bientôt dix ans, mais Chaplin fait sa forte tête et reste dans le muet pour ne pas désacraliser son Charlot, dont c’est ici le dernier tour de piste. Personnellement, c’est un des films de mon enfance, que j’ai dû voir une bonne trentaine de fois à l’époque, et je tiens les paris que je le connais encore par coeur aujourd’hui.
Plusieurs séances dans la semaine, plus d’infos ici.






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