Roland-Garros 2012: un grand cru!

Après 15 jours de tennis intense, d’émotions, de joie, de déception, de transpiration sur l’ocre parisien, l’heure est au bilan! Que faut-il retenir de ce Roland-Garros 2012?

Nadal dans la légende: 11ème titre du Grand Chelem, 50ème titre en simple, 1ère finale de Grand Chelem contre Novak Djokovic remporté depuis l’US Open 2010 mais surtout ce septième Roland-Garros pour Rafa c’est un pas de plus vers le Panthéon du tennis. La septième couleur de l’arc-en-ciel, la septième merveille de son palmarès, la septième boule de cristal, bref, la septième qui lui fait dépasser le record qu’on croyait inégalable de Bjorn Borg à Paris. Nadal a réalisé un tournoi quasi-parfait et a su gérer son statut de favori jusqu’au bout malgré un adversaire de taille et les caprices météorologiques pour nous offrir une finale d’anthologie.

Maria sur le trône de la WTA: il était temps que Maria Sharapova remporte enfin le dernier Grand Chelem qui lui manquait! Depuis l’Open d’Australie 2008, la russe était aux abonnées absents retombant même dans les bas-fonds du classement. La faute à une épaule blessée et au long chemin de récupération qu’elle a dû subir pour retrouver son meilleur niveau si ce n’est plus. Sharapova retrouve une longueur de balle impressionnante qui lui a permis de se balader dans ce tournoi malgré un tour difficile face à Zakopalova qui peut se vanter de l’avoir poussé au troisième set. Errani n’a pas opposé plus de résistance pour sa première rencontre face à la jolie blonde et pour sa première finale en Grand Chelem. A 25 ans, Maria a déjà tout gagné…ou presque: Rendez-vous aux JO de Londres!

Une hiérarchie bousculée : Razzano, Mathieu, Tsonga, Seppi, Goffin, Del Potro, Ferrer, voilà le nom des hommes et femmes qui ont décidé de se rebeller le temps de cette quinzaine. Si la première a eu le culot d’infliger à Serena Williams sa première défaite au premier tour d’un GC, les les six autres n’ont pas non plus fait dans la dentelle à coup de matchs en 5 sets interminables, en repoussant le Big Four dans ses derniers retranchements ou en les faisant plier parfois. Ils ont vraiment le mérite d’avoir donner une saveur toute particulière à ce tournoi. La problème fut l’après: aucun n’a été capable de confirmer le match d’après bien que l’exploit soit encourageant sur leur niveau respectif.

Les vieux en force : entre Ferrer (30 ans), Federer (30 ans), Paul-Henri Mathieu (30 ans), Tommy Haas (34 ans), Andreas Seppi (28 ans) on ne sait plus où donner de la tête tant les papis du circuit semblent plus que jamais dominer la profession. Oui papis exactement: le tennis est un sport jeune et passé 26 ans on s’approche dangereusement de la retraite (même s’ils n’ont pas cotisé les 41 ans). A titre d’exemple (tout à fait fortuit), Borg a raccroché la raquette à l’âge de Rafa aujourd’hui, à savoir 26 ans. Voilà voilà! Pour trouver plus de fraîcheur il suffit de se diriger plus bas dans le classement ATP ou d’aller voir du côté des filles ou la précocité est nettement plus à l’ordre du jour. Des joueuses comme Azarenka (22 ans), Caroline Wozniacki (21 ans) ou encore Agnieszka Radwanska (23 ans) en sont de parfaits exemples.

Le moment le plus rageant: les 4 balles de match de Tsonga + la pluie

Le moment le plus AMAZING de la quinzaine: la victoire de Paul-Henri Mathieu face à John Isner (très émouvant)

A l’année prochaine Roland et pour les vrais fans de tennis, rendez-vous au Queen’s puis à Wimbledon dans  trois semaines!

Rendez-vous sur rololgarros.wordpress.com pour du calembour tennistique

 

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