Review : Hurts – Exile

Trois ans après la sortie de leur premier album, le duo Hurts est de retour avec Exile. Un opus, actuellement défendu en radio Outre-Manche, par le titre Miracle. L’occasion de faire le point sur un comeback très attendu.

hurts

Révélé en 2010 via Myspace, le duo electro-pop Hurts formé par Theo Hutchcraft et Adam Anderson a fait un petit bout de chemin dans le monde de la clé de sol. Avec Happiness, le succès est au rendez-vous puisque ce ne sont pas moins de 500.000 copies qui se sont écoulés dans le monde entier ainsi qu‘une reconnaissance assez flatteuse pour le groupe adoubé par BBC et The Guardian, condition sine qua none à la réussite made in England.

Les hommes de Manchester choisissent logiquement de prendre leur temps avant de proposer une suite à cette aventure déjà très belle. Trois ans pour peaufiner les quatorze titres de Exile, un titre qui en dit déjà long sur le contexte de création de cette album. Partagé entre le studio et les plus grandes scènes mondiales les deux premières années, Hurts a un peu levé le pied en 2012 pour se concentrer sur la composition comme il l’avait fait en 2009 pour Happiness.

Avec une volonté franche et directe de prolonger le gimmick retro, le duo propose sa nouvelle galette produite en grande partie avec Jonas Quant. Pas de prise de risque, Exile s’inscrit comme la suite logique de Happiness. Presque les mêmes mélodies, les mêmes notes vocales, le même univers : Hurts ne laisse pas de grande place à la surprise à prime abord. Il convient tout de même de noter qu’à le seconde écoute, l’injection des variétés est plus flagrante : guitare électrique, piano, acoustique,… on sent soudain la différence avec le premier album. Mais voilà, le sentiment premier ne s’estompe pas complètement: en ce non moins très bon Miracle, l’on a presque l’impression d’entendre le Wonderful Life du premier quand Only You ressemble à s’y méprendre à un Affair à peine plus dynamique. Et ainsi de suite avec pratiquement tous les morceaux de l’album, seul The Crow parvient à se démarquer de ce reflet presque logique.

D’un autre côté, il ne faut pas non plus cracher dans la soupe et plutôt prendre cette analogie somme toute involontaire (croyons en leur bonne foi) pour une identité. Chaque artiste en possède une et c’est tout à son honneur mais le problème ici est cette impression d’absence de rupture. Comme si le succès du premier opus était une fin en soi et que Hurts avait décidé de se reposer sur ses lauriers sans proposer quoi que ce soit de neuf. Finalement, le fan de la première heure ne se sent pas récompensé de sa patience. Pas désagréable mais pas non plus l’album de l’année, Exile n’est ni plus ni moins qu’un Happiness 2.0 

Ecouter Exile de Hurts:

  • milouche59

    Je ne suis pas d'accord avec toi , c'est sur cet album n'est pas aussi bon que le premier mais ce n'est pas une copie conforme ! En tant que fan n°1 , j'ai attendu et je n'ai pas était deçu ! Ecouter cette album !!!! Il est vraiment bien !!!!

    • ravavamouna

      Ah non mais je ne dis pas qu'il était nul. Je dis juste qu'il est très ressemblant de ce qu'ils ont pu faire précédemment. D'ailleurs je dis bien que j'ai adoré Happiness donc logiquement Exile est bon aussi. Il manque juste un peu de surprise.

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