On était passé à côté du Hummingbird de Local Natives

L’album, le single, l’artiste a émergé depuis un petit bout de temps et on ne l’avait pas vu passer. La rubrique « On était passé à côté » fait un léger bond en arrière.

 

Sorti le 29 janvier 2013, l’album Hummingbird mérite plus que n’importe quel autre opus de figurer dans cette rubrique. Si vous l’aviez loupé, on vous dit ce qu’on en a pensé.

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Hummingbird n’est pas réellement passé inaperçu. Nous n’étions pas passé à côté non plus, bien au contraire. Mais alors pourquoi figure-t-il dans cette rubrique, me direz-vous ? Tout simplement parce qu’il est inacceptable (non je ne pèserais pas mes mots) que Local Natives n’ait pas de post sur Blooming Machine. C’est en fait une sorte de mea culpa dégoûlinant du fangirlisme le plus appuyé et le plus assumé que vous vous apprêtez à lire.

Tantôt quintet, tantôt quartet, depuis leur début en 2005, la physionomie des Local Natives a quelque peu changé. Comme tous les groupes, me direz-vous (décidément vous êtes bien bavards aujourd’hui). Mais cela mérite tout de même d’être soulevé ne serait-ce que pour justifier les différences notables entre Gorilla Manor, leur premier opus, et Hummingbird le dernier né du groupe. En effet, après le départ du bassiste Adam Hamm entre les deux albums, la structure alternant tempo lent (au début) et rapide (à la fin des morceaux) n’a pas changé mais la production s’est clairement polissée. Les quatre originaires de Los Angeles ont voulu faire bien puisqu’il faut dire qu’ils étaient attendus au tournant. Le succès critique de Gorilla Manor avait mis la barre très haute et on ressent sur Hummingbird une certaine fébrilité, une prudence qu’il n’avait pas sur leur album pilote.

Loin d’être tombé dans le piège, Local Natives livre ici une très bonne copie. Les morceaux comme Ceilings, Heavy Feet et You & I impulsent Hummingbird comme une moto qui risque de tomber en rade mais à qui on donne un bon coup d’accélérateur pour arriver à destination. Et la dernière vitesse c’est Wooly Mammoth qui la donne : le morceau le plus dynamique de l’album est de loin le meilleur qu’a pu proposé le groupe jusqu’ici. Un refrain entêtant, des instruments intelligemment injectés (mention spéciale aux percussions) et la voix de Taylor Rice à pleine puissance suffisent à légitimer ce titre comme (ALERTE AVIS PERSONNEL) l’un des meilleurs de ces dernières années. On s’en lasse difficilement. Un peu comme le reste de l’album qui figure définitivement comme l’un des meilleurs des années 2013. Fangirlisme quand tu nous tiens !

 

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