The Walking Dead S05E01 : Fini de jouer

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Savoir gérer un Season Finale pour tenir les fans en haleine est une chose, mais réussir le tour de force du Season Premiere est une autre paire de manches que visiblement les différents showrunners de The Walking Dead (Frank Darabont, Glenn Mazara et Scott M. Gimple) maitrisent à la perfection.

La décevante seconde moitié de la saison 4 où l’on suit de survivants dispatchés en petits groupes plus ou moins intéressants, nous a laissé une impression de trop grand calme. Mais finalement n’était-ce pas le calme avant la tempête promise ? Manifestement, c’était le but recherché : nous laisser sur notre faim avec un Rick prophétique un poil badass ridicule qui a dû faire lever deux trois sourcils, pour revenir huit mois plus tard avec la concrétisation de cette promesse. Et, en effet, les habitants du Terminal ne savaient pas à qui ils avaient à faire : à des gens qui, comme les rois du monde, se foutent pas mal de la morale.

Rick ne négocie plus, fini les tests pour savoir si vous êtes digne de sa confiance ou la diplomatie. Sa phrase « This ain’t a democracy anymore » prononcée en fin de saison 2 prend tout son sens. Si la prison l’a radouci, la fausse perte de son bébé et surtout, surtout, le presque viol de son fils sous ses yeux ont fini de faire de lui un survivant dans sa plus simple expression. On en vient même à voir les héros se servir des zombies comme alliés pour se débarrasser d’humains. Les temps ont bien changé, les monstres ne sont plus ceux qu’ils étaient.

Et en parlant de changement, il y en a un qui surprend de plus en plus. Il est rare de voir un personnage évoluer de manière aussi intéressante que celui de Carol Peletier. D’une femme battue et craintive en saison 1, elle est tout simplement devenue l’archétype de ce monde infesté, décadant et dans lequel on tue ou on est tué. Sa rencontre avec la femme du Terminal dans la salle pleine de bougies n’est d’ailleurs pas anodine. C’est pratiquement à son reflet qu’elle a fait face, mais à son reflet battu, fou à lier et terrorisé. Carol n’est plus cette femme. Carol est une machine de guerre sur laquelle on peut compter pour se débarrasser des fardeaux (Karen, David, Lizzie).

Et à la fin, les héros sont enfin les gagnants pour la première fois depuis que le Gouverneur est venu détruire les murs de la prison. L’insécurité soudain retrouvée a tétanisé la bande de Rick un bon bout de temps, mais le Terminal leur a rendu leurs esprits.

No Sanctuary était une transition rapide et efficace vers un nouveau chapitre qui annonce d’emblée la couleur de cette saison 5. Beaucoup plus violent (Bear McCreary, le compositeur de la série a même déconseillé aux enfants de regarder cette saison qu’il décrit comme plus « hard-core » que les précédentes), beaucoup plus exploratrice et beaucoup moins locace.

Dimanche soir, The Walking Dead a remis les pendules à l’heure en  prouvant qu’elle était la meilleure série horrifique actuelle, reléguant, s’il en était encore besoin, une Z Nation au rang de newbie sans saveur.

Un nouveau cap qui plaît visiblement. Dimanche soir, ce sont pas moins de 17,3 millions de téléspectateurs qui étaient postés devant AMC avec un taux de 8.8 %, soit un nouveau record historique pour la série qui atteint des pics incroyables. Et bonne nouvelle pour les plus demandeurs d’hémoglobine, une saison 6 a même été commandée par la chaîne américaine.

La semaine prochaine, on ne ratera surement pas le second épisode de la saison 5 « Strangers »

http://www.youtube.com/watch?v=pRHsh9RZENs

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