Review : iamamiwhoami – Blue

Il y a quelques mois, le titre Vista était lâché. Pochette bleue claire rappelant les paysages glaciales des pays nordiques dont est originaire Jonna Lee, la chanteuse à la voix incroyable, hymne mélancolique mais épique et surtout qui annonce la couleur d’un album dans la veine de ses prédécesseurs Kill et Bounty.

iamamiwhoami_BLUE-840La fidélité est justement la première qualité d’iamamiwhoami dont le nom imprononçable n’aide surement pas à l’exposition. Que ce soit Play, Kill ou encore ;john, ses titres sont rarement motifs de déception  chez les fans qui apprécient toujours autant les mélodies électro entraînantes, cotonneuses ou rythmées qu’elle propose. Blue regorge de pépites bien encadrées par le premier et le dernier morceau de l’album, Fountain et Shadowshow. Le troisième effort de l’artiste, vous l’aurez compris, est une réussite que l’on attendait presque au tournant.

À la manière d’une Bat For Lashes, Jonna Lee repose toute sa promo sur le style de l’album audiovisuel dont les clips déjà vus plus de 30 millions de fois sur Youtube sont indissociables des titres qui les accompagnent.  Contrairement à Zola Jesus qui a décidé filtrer sa musique pour l’oreille publique avec son nouvel opus, Taiga, iamamiwhoami ne fait aucune concession sur son style. Soit on adhère totalement à l’univers psychédéliques de la chanteuse, soit on déteste et on passe à autre chose.  Le buzz et la course à la vente sont étrangères à cette artiste atypique, et ça fait du bien.

Blue est l’un des albums les plus intéressants de l’année 2014, s’inscrivant dans la longue lignée des excellents opus venus des froids nordiques. Un vrai régal !

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