Revue de presse Cannes : Notre petite soeur

Grand habitué de la Croisette où il a déjà vu quatre de ces films apparaître en Sélection le cinéaste japonais Hirokazu Koreeda est de retour une cinquième fois avec Notre petite soeur. Drame familiale assez attendu pour les plus friands du cinéma nippon, ce long-métrage est en compétition pour la Palme d’or. À l’occasion de la projection du film ce 14 mai au Festival de Cannes, découvrez ce que la presse en a pensé.

# L’Express

[…] cette adaptation d’un roman graphique, Unimachi diary, rappelle aussi l’univers d’un Miyazaki pour ce génie à distiller de la poésie apaisante dans un drame émouvant, cette capacité à faire de la nature un personnage à part entière de son récit, ce goût pour le beau, cette utilisation charnelle d’une musique à vous fendre le coeur et ces héroïnes aux visages espiègles, la débutante Suzu Hirose en tête.

# Télérama

La touche Koreeda est bien là : la famille, l’absence, le deuil, portés par un style délicat et intimiste. Mais la note tragique, qui avait fait le succès de ses autres films, est la grande absente… laissant “trop” de place à la tendresse.

# Paris Match

Aussi rafraîchissante qu’une salade d’algues subtilement assaisonnée, cette chronique familiale se déguste avec de délicates baguettes comme un mets raffiné. Parenthèse enchantée dans le Japon d’aujourd’hui, cette doucereuse histoire de maison dans la prairie de verdure d’une ville côtière de province, est, au fond, très relaxante. Un peu comme un massage aux huiles essentielles.

# Metronews

A travers cette douce chronique familiale, c’est le portrait de la femme d’aujourd’hui que brosse le metteur en scène. Et cette femme est plurielle : responsable mais tendre (Sachi), amoureuse et libre (Yoshino), vivante et épicurienne (Chika). Une projection de ce que deviendra sans doute Suzu, l’héroïne adolescente dont le visage pur et bouleversant est la première grande émotion de la compétition.

# The Playlist

La marque de fabrique de Koreeda, un cinéma humble et humaniste, est toujours présente. On retrouve même des fulgurances de ses meilleurs travaux, cette vitalité douce-amère. Mais le film, au final, ressemble à une version light du cinéaste.

# Variety

Le dernier film d’Hirokazu Koreeda est un drame autour d’une famille brisée. L’ensemble est gracieux, bien que ce portrait de quatre enfants soit parfois émotionnellement sourd. (…) Le film est si méticuleusement et gracieusement orchestré qu’il peut être considéré comme un digne successeur des Quatre soeurs, le chef d’oeuvre de Kon Ichikawa.