Revue de presse Cannes : Marguerite et Julien

Cinquième réalisation de Valérie Donzelli, Marguerite et Julien concoure pour la Palme d’or 2015 et a été présenté aujourd’hui au Festival de Cannes. Cette romance partagée entre l’omniprésente Anaïs Demoustier et Jérémie Elkaïm, qui a co-écrit le scénario, devrait apporter son lot d’émotion et de finesse sur la Croisette. À l’occasion de la projection du film ce mardi 19 mai, découvrez ce que la presse en a pensé.

# Télérama

On apprécie d’abord ce qu’on croit être le choix d’une neutralité mystérieuse dans la reconstitution avant d’être contrarié par une série d’anachronismes très voyants. […] Cela devrait être tragique et bouleversant, or ça ne l’est pas vraiment. On aurait aimé être emporté. Las, on reste sur le seuil.

# RFI

Donzelli voulait visiblement libérer l’histoire des contraintes de son siècle. Quoiqu’on comprenne l’apparition d’un cheval nommé Pégase, même d’un cerf, d’une biche ou d’un hibou dans l’histoire, il est quand même un peu douteux de faire traverser l’inceste de la fratrie des siècles sans aborder les évolutions sociales et politiques. À la fin, le thème de l’inceste a l’air d’un accessoire pour mettre en scène la virtuosité de la réalisatrice.

# Les Echos

Le drame, la passion, la folie, sont évacués de cette histoire violente et sulfureuse. On n’en retient que l’aspect ludique du conte qui frôle souvent le ridicule. Si Anaïs Demoustier compose une Marguerite pleine de charme et de mystère, Jérémie Elkaïm n’a pas le charisme que l’on attend de son personnage.

# Cinemateaser

On aime chez Donzelli sa théâtralité, son sens du lyrisme pop, ses bricolages naïfs et bouleversants, cette manière de n’avoir peur de rien et surtout pas du ridicule. C’est ce qui rend son nouvel opus malgré tout attachant.

# Le Journal du Dimanche

Passée la première partie, les héros passent à l’acte et le sujet bascule dans un récit insipide, jamais sulfureux ou dérangeant. Devenu trop vite banal, théâtral, dénué alors d’émotion, le film prend les allures d’une production costumée télévisuelle…

# Metronews

Les personnages sont caricaturaux et peu attachants, le souffle romanesque inexistant et la question morale de l’inceste à peine posée.

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