Revue de presse Cannes : Mountains May Depart

En cette huitième journée du Festival de Cannes, la production franco-chinoise Mountains May Depart fait son entrée dans la compétition. Le cinéaste Jia Zhang-Ke, notamment récompensé pour l’ensemble de sa carrière par un Carrosse d’or et Prix du Meilleur scénario en 2013 avec A Touch of Sin, revient avec ce drame romantique à l’ambiance pesante et mélancolique. À l’occasion de sa projection ce mercredi 20 mai, découvrez ce que la presse a pensé du film.

# L’Express

Deux ans après son Prix du scénario pour A touch of sin, le chinois Jia Zhang-ke défie l’espace et le temps pour nous raconter le destin de plusieurs personnages dans la Chine d’hier, d’aujourd’hui et du futur, quitte à se perdre en chemin.

# Télérama

Sans jamais s’attendrir ni se lamenter, Jia Zhang-Ke donne le frisson à la Croisette avec ce film de maturité, ample et sec, qui dévoile seulement in extremis son moteur secret : un lyrisme débordant, inconsolable.

# Critikat

[…] Mountains May Depart est une fable amère, ambitieuse et émouvante doublée d’une dérive mélancolique et instable dans le passé récent, le présent et le possible d’un pays déroutant, ce tigre que Lianzi, être brisé par sa condition de prolétaire, dévisage – à moins qu’il ne soit scruté par lui.

# Cinemateaser

Jia Zhangke revient aujourd’hui sur la Croisette pour nous pulvériser le cœur. Mountains May Depart est un immense mélodrame, un récit ample et minutieux sur le choix d’une vie.

# Premiere

Le cinéaste chinois revient avec une œuvre en apparence moins complexe que A touch of sin (…) Zhangke déplore la désagrégation des valeurs, le désamour national, le deuil des idéaux. Dans le dernier segment, admirable, situé dans un futur proche, il raconte l’exil, le malaise existentiel qui en découle, le manque de repères sur lequel il se construit.

# Variety

A ce stade de sa carrière, Jia a placé la barre tellement haut qu’il en devient difficile de ne pas simplement attendre l’excellence à chaque nouveau projet. Et même quand il fléchit un peu, Mountains May Depart n’est rien de moins qu’un film d’une ambition éclatante et d’un humanisme profondément ressenti.